By Blaise Dubois BSc pht. blaise_logo
La chaussure de course

La littérature scientifique nous immerge de nouvelles informations, parfois intéressantes mais souvent contradictoires! Par exemple, Wegener publiait récemment (2008) un article sur les qualités absorbantes des chaussures et leur rôle dans la diminution de la pression plantaire et le confort qui lui est associé. Mais qu’en est-il de la réduction des blessures? Le pied trop confortable et constamment protégé ne perdra-t-il pas ses propres mécanismes de défense, comme la solidification de ses structures anatomiques et l’adaptation de ses mécanismes neurophysiologiques de protection (comportements de modération d’impact)? À l’heure des données probantes, qui ne supportent aucune intervention particulière (Richards, 2008), comment orienter adéquatement notre patient dans le choix d’une chaussure appropriée? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!
 
La quantification du stress mécanique

À la recherche de trucs et astuces pour prévenir les blessures des personnes actives, une panoplie d’exercices d’assouplissement, de renforcement ou de proprioception sont fréquemment pratiqués. Les résultats que l’on croit cliniquement significatifs sont souvent mélangés à d’autres valeurs confondantes et les démonstrations scientifiques sont souvent peu encourageantes (Brushoj, 2008). Paradoxalement, l’activité physique est la meilleure manière de prévenir la dégénérescence tissulaire en stimulant le tissu humain à s’adapter au stress mécanique qui lui est appliqué. La quantification du stress mécanique semble donc être la solution à nos problèmes! Mais combien de stress? À quelle fréquence? De quelle manière? ... Comment faire de la course à pied le meilleur outil de prévention de l’arthrose du genou (Chakravart, 2008)? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!
 
Biomécanique de course

La majorité des livres de références sur la course à pied véhiculent que 80% des coureurs de longues distances sont des “rearfoot strikers” c’est-à-dire que leur contact au sol se fait initialement du talon. Ce patron de course, décrit comme normal, est en fait une conséquence de la chaussure qui en protégeant le pied des stimuli douloureux perturbe la biomécanique naturelle... Courir pieds nus oblige à une dynamique au sol beaucoup plus “souple” et moins “du talon”!!! Plusieurs questions s’imposent donc : Y a-t-il un patron de course « normal »? Le patron de course est-il inné? Peut-on l’apprendre ou le changer? Y a-t-il un patron de course efficace (performance) et un sécuritaire (sans blessure)? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!
 
Fasciite plantaire

La fasciapathie plantaire (anciennement appelée fasciite) est une des pathologies les plus fréquentes chez le coureur. Les guides cliniques médicaux véhiculés par la littérature scientifique (Neufeld, 2008) sont des aides précieuses dans le choix des modalités thérapeutiques que nous utilisons pour nos patients. Ces revues de littérature sont par contre d’une force d’évidence souvent faible et ne nous permettent pas de conclure à la “meilleure pratique”. À la suite de ces lectures, plusieurs questions sont soulevées: Les AINS devrait-ils vraiment faire partie du plan de traitement de la fasciapathie plantaire? Quelle est la place du taping, de l’orthèse plantaire et de la thérapie manuelle dans le traitement de cette condition? Sur quelle surface mon patient devrait-il continuer à courir? Comment reprendre l’entraînement régulier sans récidiver? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!
 
Hyponatrémie

La cause principale de décès lors d’un marathon est l’hyponatrémie (déséquilibre entre le sodium plasmatique et le volume d’eau total). Le facteur principal de cette pathologie est la surconsommation de liquide durant le marathon. D’autres facteurs sont fréquemment incriminés comme la prise d’AINS... Mais quels patients sont le plus à risque? Combien de liquide peuvent-ils ingérer pour éviter ce genre de problème? Que dois-je faire pour gérer un patient qui est confus à l’arrivée de son marathon? Quels sont mes diagnostics différentiels? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!
 
Souplesse musculaire

Nous savons de plus en plus clairement que la pratique de souplesse avant une activité sportive ne préviendra pas les douleurs post-entraînement et aura un effet négatif sur la performance (vitesse, force et endurance). Son rôle dans la prévention des blessures semble aussi aller dans ce sens, c’est-à-dire que la pratique de certains types de souplesse pourrait augmenter le risque de se claquer un muscle. Mais quelle type de souplesse? Combien de temps avant l’activité? Comment donc se préparer à une activité qui exige des amplitudes importantes? Comment évaluer la flexibilité? Quelle sont les normales? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!
 
Biomécanique et pathologie

Le professionnel de la santé spécialisé en musculo-squelettique, de par son expertise, est souvent à la recherche de facteurs intrinsèques expliquant l’apparition d’une nouvelle pathologie non traumatique. Plusieurs dizaines d’études ont tenté de répondre à certaines questions : Le corps est-il être symétrique? Y a-t-il un lien entre les particularités anatomiques (mesure statique comme l’angle Q) et les pathologies du coureur? Y a-t-il un lien entre les particularités biomécaniques (mesure dynamique comme la pronation) et les pathologies du coureur? Ces trouvailles représentent-elles une cause importante des pathologies du coureur? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!